C'est pour son public que Barbara avait écrit :

Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous.







Monique Serf qui deviendra Barbara est née à Paris le 9 juin 1930.
A la libération, la famille s'installe dans une pension du Vesinet.

Entrée à l'Ecole supérieure de musique, elle suit, dès 1947, la classe de Gabriel Paulet.

Afin de gagner sa vie, elle se fait engager comme mannequin-choriste.









Elle ouvre un cabaret Le Cheval Blanc. Mais sans argent, elle rentre à Paris .






L'année 57 l'enregistrement d'un 45 tours , Mon pote le gitan et l'Oeillet blanc.
Elle interprète en public ses premières compositions en 1959 :

J'ai troqué
Le célèbre,
Dis quand reviendras-tu....











1960, un disque où elle chante Brassens et qui obtient le grand prix du disque
et le prix d'interprétation.
Elle fait la première partie de Georges Brassens en décembre 64 à Bobino.
Enfin la révélation au grand public.

Le 14 mars 1965, son disque Barbara chante Barbara est primé par l'Académie Charles-Cros.
En fin de cérémonie , elle déchire son diplôme en quatre pour en remettre les morceaux aux techniciens
en signe de gratitude.

Bobino, où elle chante en vedette est un grand succès.







C'est après ce spectacle qu'elle va écrir Ma plus belle histoire d'amour, déclaration destinée à son public.







1967 : une tournée européenne.









Elle donne le 22 janvier 1968 un récital à l'Olympia et qui sera retransmis en direct.







1970 : sort un autre album, L'Aigle Noir, succès de l'été.

Rencontré au début des années 50, Brel lui demande de venir tourner le film Franz avec lui.

1971 donc, elle écrit le thème du film : Eglantine.
Elle enregistre aussi un nouvel album : La Fleur de l'amour.







1972 : Elle quitte Paris et va désormais habiter à la campagne, à Précy (Seine-et-Marne).

Elle fait sa rentrée parisienne au Théâtre des Variétés à Paris au début de 1974.
Puis elle tourne en Europe et en Israël.

Elle continue de mener une vie itinérante jusqu'en 1977.

L'année suivante, François Reichenbach réalise un film sur le spectacle qu'elle présente pendant un mois à l'Olympia en février.







Son nouveau disque, Seule, sort en 1981.

Puis le 28 octobre, c'est la générale du célèbre récital de Pantin (en banlieue parisienne).
C'est un triomphe.

Le 22 décembre 1982 : elle reçoit de Jack Lang, le Grand Prix National de la Chanson Française.
Cette année-là aussi elle prépare un spectacle étonnant, Lily Passion avec le comédien Gérard Depardieu,
qu'elle avait rencontré dès 79.
C'est en fait 4 ans plus tard que le Drame cruel et tendre est crée au Zénith de Paris.









Le 8 juillet : elle va chanter au Metropolitan Opera de New York.







La Dame en noir, comme on la nomme, revient au Châtelet en 1987, où elle crée la chanson Sid'amour à mort,
témoignage pour le sida.
Elle reprend ensuite une tournée au Japon et au Canada.

1990 : une des plus grandes voix de la chanson française,
auteur-compositeur exceptionnel, elle commence une série de concerts à Mogador à Paris.

1993, après des problèmes de santé, elle reprend le chemin de la scène au Châtelet,
mais abandonnera le spectacle quelques jours après, sa respiration étant trop difficile.











1996 : Mon vivant poème




1996 : Barbara retourne en studio pour un dernier album, Barbara 96.
En dépit d'un accueil public et critique toujours excellent, la chanteuse ne retrouve pas la scène en raison des problèmes
respiratoires qui ne lui permettent plus cet effort.







Réfugiée dans sa maison de Précy-sur-Marne, Barbara commence alors à écrire ses mémoires, s'investit dans de nombreuses causes.....











Jusqu'au bout, elle soutient l'action de l'association de lutte contre le sida, Act-Up, à qui elle cède, en 96, la totalité
des droits de la chanson Le Couloir.







Elle se consacre aux détenus des prisons à qui elle rend des visites régulièrement et
ouvre même une ligne téléphonique confidentielle pour répondre aux personnes en détresse de jour comme de nuit.









Hospitalisée le dimanche 24 novembre 97, elle décède le 25 suite aux problèmes respiratoires
qui l'handicapaient depuis des années.

En septembre 98 sort aux éditions Fayard à Paris, le livre de ses mémoires, intitulé Il était un piano noir….

Ce travail (inachevé) qu'elle avait entrepris un an avant sa mort révèle un secret douloureux, celui de l'inceste commis par un père
qui finit par abandonner sa famille et mourir seul à Nantes.







Ce témoignage éclaire un peu la personnalité mystérieuse de la chanteuse et nous donne quelques clés pour mieux comprendre son œuvre.

Le 30 janvier 2000, ses biens sont vendus aux enchères, ainsi que la maison de Précy.
Puis, en juin, sont mis en vente de nombreux souvenirs dont son célèbre fauteuil à bascule ou ses vêtements de scène.
Cette vente provoque un vif émoi parmi ses admirateurs et amis qui voulaient lutter contre la dispersion en créant un musée.

Ils ont d'ailleurs réussi à racheter certains de ces objets grâce à des dons.

Femme à la voix fragile, Barbara a exercé son art avec une générosité totale.
Par la poésie, la sienne ou celle de nombreux auteurs, chanteurs ou écrivains, elle a conversé toute sa vie avec un public
fidèle.








Accompagnée de son piano, de son rocking-chair et de son châle noir,
Barbara demeure une artiste intense et troublante.